POV Tom
J'entre silencieusement dans l'ancienne chambre de Bill et le trouve accoudé à la fenêtre grande ouverte malgré le vent froid qui souffle dehors. Je m'acoude moi aussi, à côté de lui et pose mon regard au loin, vers les lumières du centre ville. Je soupir alors qu'il ne cherche pas vraiment à comprendre.
- Il m'as appellé il y a une heure, il n'était pas bien. Il n'est pas bien...
- Et alors ? C'est pas mon problème ! me dit-il sur un ton mi-soucieux mi énervé.
- C'est ton ami Bill...
- C'était !
- Il n'as personne à part toi.
- Il fallait qu'il y pense avant !
Je soupir à nouveau avant de faire demi-tour pour redescendre et le laisser seul. Mais avant de fermer la porte, je lui glisse ces quelques mots, en espérant le faire réfléchir un minimum :
- Tu sais Bill, tu as beau dire qu'il ne compte plus, que tu t'en fou. Je sais que ce n'est pas vrai, je suis ton jumeau, je le sens, je sens que tu as autant besoin de ton meilleur ami que lui as besoin de toi... Il regrette, alors si tu ne peux pas lui pardonné, éssaye au moin de l'admettre.
Alors que je referme la porte, je sens une larme coulée sur ma joue, une larme invicible, une larme qui ne m'appartient pas... Et même si j'ai envie de foncer dans cette chambre pour le prendre dans mes bras et m'excuser de tout ce qui le fait souffrir, je ne peux pas... Il doit se rendre compte par lui même qu'il peux régler tout cela seul.
Je ne fait pas cela par égoisme, au contraire, je crois que c'est ce qui l'aideras...
Je déscend les escaliers alors que tout les regards se posent sur moi, je souris d'un sourire faux que personne ne remarque et incite Andy à monter. Il éssaye maladroitement ses mains moites sur son jeans et se dirige d'un pas stréssé vers l'endroit que je viens de quitter.
Ma mère me regarde inquiète et me demande finalement ce qu'il se passe donc. Je lui répond que ce n'est rien, juste une petite engueulade entre eux, rien de très grave. Je vois dans ses yeux qu'elles ne me croit pas mais elle ne me poseras pas plus de questions.
Elle invite les autres à boir un café dans la cuisine, alors que la main de Gustav se pose sur mon épaule pour me retenir et me mettre à l'écart pour ne pas que les autres nous voyent.
Je ne fait pas cela par égoisme, au contraire, je crois que c'est ce qui l'aideras...
Je déscend les escaliers alors que tout les regards se posent sur moi, je souris d'un sourire faux que personne ne remarque et incite Andy à monter. Il éssaye maladroitement ses mains moites sur son jeans et se dirige d'un pas stréssé vers l'endroit que je viens de quitter.
Ma mère me regarde inquiète et me demande finalement ce qu'il se passe donc. Je lui répond que ce n'est rien, juste une petite engueulade entre eux, rien de très grave. Je vois dans ses yeux qu'elles ne me croit pas mais elle ne me poseras pas plus de questions.
Elle invite les autres à boir un café dans la cuisine, alors que la main de Gustav se pose sur mon épaule pour me retenir et me mettre à l'écart pour ne pas que les autres nous voyent.
- Tu devrais faire attention !
- De quoi tu me parle Gus ??
- Tu sais très bien, je t'ai vu farfouiller dans ton assiette, retournant tout pour faire croire que tu mangeais alors que tu n'avalais que quelques bouchées !
- Tu dis nimporte quoi !
Il me retiens de sa main plaquée sur mon torse et me murmure à l'oreille :
- Par respect pour Bill, par respect pour tout ce qu'il a enduré pour toi, tu devrais te reprendre en main ! Tu va le faire, parce que maintenant je garderais un oeil sur toi ! Je ne te laisserais pas lui faire du mal une deuxième fois...
Je me dégage presque outré de la réaction de celui ci, je crois que jamais dans ma vie je ne l'avait vu parlé comme ça à personne. Même pas à Georg quand il laissait ses chaussettes dégueulasse sur son lit ! Lui d'habitude si calme et réservé... Mais je crois qu'il avait une bonne raison de faire ça, sauf que pour l'instant, je ne trouve pas la solution...
POV Bill
3 coups à la porte se font entendre et sans vraiment réfléchir, je dit à cette personne d'entrer. Pas besoin de me retourner pour savoir qui est cette personne, je connais cette démarche lente et si ésitante sans même la voir. J'entend son souffle saccadé de ma place. Serait-il nerveux ? Surement pas autant que moi... Il prend la place que Tom occupais quelques instant avant. Je sens son parfum que j'avais tant désiré dans le passé envahir mes narines. Sans me regarder, il me dit :
- Je suis désolé.
- Je sais.
- Tu me manque...
Un silence s'installe, mais pas un silence pesant. Non, je dirais plutôt un silence serain. Un silence où l'on peux ressentir tout les remords mais aussi toute l'affection que l'on se porte. On se connais depuis qu'on est gosses. On a tout vécut ensemble ! Il a été mon meilleur ami, mon amant. Le premier homme...
Comment puis-je dire qu'il ne me manque pas. Je pense à lui tout les jours... Sans pour autant y penser.
Je me demandais comment il allait, en sachant très bien que sa lui crevais autant le coeur qu'à moi. Il me manque aussi, mais je ne lui dirais pas. Non, car il a fait quelque chose qui m'as bléssé, il ne m'a pas laissé le choix. Il m'aimais mais moi non, alors il a préféré la facilité. Il a préféré me forcer plutot que de me laisser ma liberté.
Il regrette, surement autant que moi de l'avoir laissé m'aimer. J'ai joué avec lui, comme il a joué avec moi...
Il pose doucement sa main sur la mienne, sa main d'habitude si chaude, me glace les doigts. Il baisse la tête devant mon ignorance à son attention et me demande une dernière fois :
Comment puis-je dire qu'il ne me manque pas. Je pense à lui tout les jours... Sans pour autant y penser.
Je me demandais comment il allait, en sachant très bien que sa lui crevais autant le coeur qu'à moi. Il me manque aussi, mais je ne lui dirais pas. Non, car il a fait quelque chose qui m'as bléssé, il ne m'a pas laissé le choix. Il m'aimais mais moi non, alors il a préféré la facilité. Il a préféré me forcer plutot que de me laisser ma liberté.
Il regrette, surement autant que moi de l'avoir laissé m'aimer. J'ai joué avec lui, comme il a joué avec moi...
Il pose doucement sa main sur la mienne, sa main d'habitude si chaude, me glace les doigts. Il baisse la tête devant mon ignorance à son attention et me demande une dernière fois :
- Est ce qu'il y a encore une chance ?
- Je.. Je ne sais pas Andy.
- Je.. Je ne sais pas Andy.
Andy, tu aimais tellement quand je t'appelais comme sa ! Un petit sourire se forme sur tes lèvres à l'entente de se surnom. Ta main quitte la mienne, tu te recule et commence à partir.
- Je vais partir Bill, je vais partir car sa fait trop mal. Je vais partir et tu ne me reveras plus jamais. Je vais partir... Sauf si j'ai une raison de rester ! Alors est-ce qu'il y a une raison que tu puisse me donné ?
-...
- Bill, je t'en supplit, donne moi une raison !!
Je suis là, accoudé à cette putain de fenêtre et je ne bouge plus. je voudrais parler, mais ma gorge se serre à la moindre volonté. Je voudrais bouger mais mon corps refuse de m'obéir. Je reste là à écouter ses sanglots qui me brise le coeur et qui se propage dans mes entrailles, me provocant une douleur, un noeud. Je ne sais même plus quoi pensé. Il va partir...
A bout de désespoir, il me murmure ces quelques mots :
A bout de désespoir, il me murmure ces quelques mots :
- Je t'aime, sois heureux et oublis moi.
Le bruit aigus du grincement de la porte qui se ferme retentit dans la pièce. Ses dernières paroles envahissent mon esprit sans pour autant me faire réagir. Je le vois monter dans sa voiture. Sa voiture chargée de carton et de sac... Comme si je me réveillais, je me dirige en courant vers la porte d'entrée. Je suffoque, glisse et manque de tomber à cause de ma précipitation et quand j'arrive dehors, la seule chose que je distingue encore de lui, est la poussière qu'a laissé les roues de sa voiture sur le chemin de terre. Sa voiture s'éloigne et disparait.
Je l'ai perdu...
Je l'ai perdu...
Voila, comme promis le chapitre est là ^^
Bisoux
Bisoux
